IVG

Généralités:

L'interruption volontaire de grossesse (l' ivg ou encore l' avortement) est autorisé par la loi en Belgique depuis 1990.
Elle doit intervenir avant la fin de la 12ème semaine à partir de la conception et deux membres de l'équipe doivent vous recevoir.
En Belgique, des centres extra-hospitaliers (centres de planning familial qui pratiquent des avortements) gèrent dans leur structure la pratique de l'interruption volontaire de grossesse.
L'hôpital est également un lieu où se déroule des ivgs.

Notre planning familial d'Ath assure également l'accompagnement des interruptions volontaires de grossesse mais en collaboration étroite avec le service hospitalier du RHMS, pour le volet médical de la prise en charge.

Si vous avez un doute quant à une grossesse non désirée ou, si vous êtes enceinte et hésitez à poursuivre votre grossesse ne tardez pas à prendre contact avec notre accueil.
En effet, l'accueil des doutes et du questionnement lors de l'arrivée d'une grossesse non désirée fait partie intégrante de notre travail d'accompagnement. Mieux informée, moins seule vous parviendrez certainement à prendre le meilleur chemin possible dans votre situation.
Il est également essentiel de faire un test de grossesse pour confirmer votre situation et de voir un médecin afin d'évaluer le nombre de semaines de la grossesse.
Nous vous accueillons bien sûr en individuel, en couple, avec un parent ou encore avec un proche.

L'interruption de grossesse est prise en charge par la mutuelle.

La loi précise également qu'un membre d'une équipe médicale n'est pas obligé de concourir à une IVG mais il doit alors informer la patiente de son refus d'intervenir. Il est donc possible de rencontrer un médecin qui pour la « clause de conscience » n'acceptera pas de pratiquer un avortement mais il vous conseillera certainement de faire appel au plus vite à un autre médecin.
N'hésitez pas à nous téléphoner afin d'avoir une orientation dans votre région. En effet, nous avons un répertoire de ces centres extra-hospitaliers qui pratiquent l'avortement sur le territoire.
Il y a également dans notre pays des mouvements et des professionnels de la santé opposés à la dépénalisation de l'avortement et au recours d'une contraception non naturelle.
Il est important de réfléchir mais il faut savoir que l'IVG ne pourra plus se passer au-delà de 12 semaines sur le territoire belge. Certains centres et professionnels dissuadent ou laissent les questions trop ouvertes au delà des 12 semaines...
Nous souhaitons également souligner que le préservatif et la contraception hormonale restent pour nous le meilleur moyen de se préserver d'une grossesse et d'une infection sexuellement transmissible.
Les centres de planning proposent une réflexion engagée sur l'IVG mais respectueuse de l'orientation religieuse et éthique des patients.

L'accueil :

Vous serez reçue par une accueillante (assistante sociale ou psychologue).
L'accueil d'une demande d'interruption de grossesse s'appuie sur 3 objectifs:

  • vous permettre de poser vos questions, de vous exprimer librement et de recevoir un soutien, une écoute bienveillante
  • vous préparer et étayer l'information médicale, sociale, juridique et psychologique
  • vous apporter une information concernant la contraception

Il est possible de revoir plusieurs fois l'accueillante, si par exemple votre décision n'est pas encore mûre.
A la fin de(s) l'entretien(s), un document confidentiel de décharge sera signé. Il atteste que vous interrompez la grossesse en cours après discussion des motifs et des conséquences.
En effet, la loi indique que la femme doit exprimer par écrit sa détermination à procéder un avortement.
Si vous êtes mineure d'âge, vos parents ne doivent pas obligatoirement être au courant.
Pour l'Ivg avec anesthésie générale, la signature des parents est toutefois obligatoire en raison de l'anesthésie.
L'autorisation des parents n'est pas obligatoire pour la pratique de l'ivg en Belgique et nous essayerons de vous orienter au mieux afin de respecter votre situation et votre demande.

Si la grossesse est plus de douze semaines, l'intervention ne peut avoir lieu que si la santé de la mère et du foetus sont gravement mis en danger, ou s'il est certain que l'enfant sera atteint à la naissance d'une maladie très grave ou incurable au moment du diagnostic.
L'avis d'un deuxième médecin est alors demandé et l'intervention se passera dans un milieu hospitalier.
Dans certains pays européens, l'interruption de grossesse peut être pratiquée plus tardivement. Par exemple au Pays Bas, une loi autorise l'avortement pour autant que la durée de la gestation n'excède pas le moment où le foetus est viable (délai estimé à +/- 21 semaines).
Il va toutefois de soi que cette décision fait toujours l'objet d'un réflexion mûre.

La consultation gynécologique

Le médecin pratiquera une échographie afin d'avoir une évaluation précise de la grossesse. Souvent, il demandera un petit bilan sanguin et il y aura d' éventuels examens complémentaires (frottis,...).
Le médecin vous expliquera aussi les méthodes d'interruption, les indications de celles-ci et les contre-indications.
Il est important de profiter de l'accueil et de la consultation médicale pour poser toutes vos questions concernant l'ivg mais aussi concernant la contraception.

Deux méthodes d'intervention sont possibles en fonction du nombre de semaines de grossesse et de votre choix:

  • La méthode médicamenteuse
  • La méthode chirurgicale et non médicamenteuse

L'intervention aura lieu au minimum six jours après votre première visite au centre. La loi demande effectivement un délai de six jours après la première consultation avant que l'avortement ait lieu.

L'intervention par médicaments:

Après avoir vu au moins une fois une accueillante et un gynécologue du centre, un rendez-vous sera fixé pour la prise d'un médicament et pour le jour de la fausse couche provoquée.

Jour 1

Prise de 3 comprimés de Mifégyne.
Ce médicament est très efficace si il est pris avant la 7ème semaine d'aménhorée.
Au delà, les gynécologues de notre équipe ne prescrivent plus la mifégyne seule.
Lors de la visite pour la prise de la mifégyne, l'accueillante vous rappellera ou précisera les effets secondaires et vous préparera à l''entrée à l'hôpital de jour.

Jour 3

Hospitalisation de quelques heures à l'hôpital de jour du RHMS (Ath ou Beloeil)
Prise de prostaglandines (2 à X2 comprimés)
Vous resterez une matinée à l'hôpital durant laquelle se produit souvent la fausse couche (+/- 2/3 des femmes).
Certaines femmes feront la fausse couche plus tard.
Les pertes de sang consécutives à ce traitement sont plus importantes et plus longues que les menstruations habituelles.

Jour (+/-) 10

Visite de contrôle chez le médecin afin de s'assurer que tout s'est bien passé.
Il arrive parfois (+/- 5 femmes sur 100) que l'intervention par médicaments n'aboutisse pas à une fausse couche complète. Une intervention chirurgicale est alors programmée.
Il est possible de revoir l'accueillante du planning à l'hôpital de jour et après l'intervention.

L'intervention comporte un taux très faible de complication.
Au niveau de la douleur, beaucoup de femmes disent que cela est un peu plus douloureux que les règles. La douleur part assez vite. Il arrive toutefois que des douleurs apparaissent après, surtout si les pertes de sang sont très fortes ou si l'expulsion se passe plus tard.
Un analgésique (pas de l'aspirine) est prescrit en cas de besoin.
Il arrive aussi que des nausées et diarrhée soient de mise.


Avantages de ce choix d'intervention:

  • Dans 95% des cas, aucun acte chirurgical est nécessaire.
  • L'intervention peut se faire très tôt
  • L'intervention a lieu sans anesthésie et la femme est consciente

En somme, l'intervention est souvent vécue comme quelque chose de moins lourd, plus près d'une fausse couche naturelle et comme un choix plus responsable, car il n'y a pas d'acte chirurgical.

Inconvénients de ce choix d'intervention:

  • La méthode est plus longue et comporte un risque d'échec (faible)
  • Les douleurs et les règles sont parfois fortes et sur une plus longue durée.


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